Courte histoire de "l’écriture du mouvement" en quelques dates
1888 : le messin Louis Aimée Augustin Le Prince dépose le brevet d’une caméra de projection cinématographique.
Août 1894 : les frères Lumière tournent « La sortie de l’usine Lumière à Lyon ». Les premiers films sont projetés dans les fêtes foraines et dans quelques salles. Début du cinéma d’actualités.
1902 : l’illusionniste de formation Georges Méliès est le précurseur des effets spéciaux, il explore le cinéma de fiction théâtral et poétique, ex : « Le voyage dans la lune »
1910–1915 : David Wark Griffith codifie les principes du langage cinématographique classique.
1915–28 : Eclosion des grandes compagnies de production. La cadence des projections se fait au grès du tour de manivelle de l’opérateur. Les intertitres aident à la narration. Des musiciens accompagnent la projection en s’adaptant aux rythmes et ambiances des films.
Des mouvements artistiques et politiques s’emparent du médium naissant :
Expressionnisme, ex : « Nosferatu le vampire » Murnau 1920
Surréalisme dadaïsme, ex : « Un chien andalou » Bunuel 1928
Communisme, ex : Sergueï Mikhailovitch Eisenstein et son film de propagande sur la révolution russe : « Le cuirassé Potemkine » qui dépasse cette classification réductrice.
6 octobre 1927 : le premier film parlant, musical et chantant est américain : « Jazz singer »
Il emploie le procédé sonorisation Vitaphone.
1929 : La crise. Deux films pour le prix d’un ! Le grand film, série A, le petit série B.
1936 : le film de propagande s’affine « Les Dieux du stade » est commandité à Leni Riefenstahl par le pouvoir Nazi.
1945-49 : le néo-réalisme italien déploie ses ailes
- Rosellini «Rome Ville ouverte» 1945 - Visconti «Ossessione» 1945
- De Sica «Le voleur de bicyclette» 1948
1950 : arrivée sur la toile de la couleur et du format large explorés par les américains durant la guerre.
1960 : les nouvelles vagues (Bossa nova) dont la française en particulier (Godard, Truffaut, Rivette, Chabrol, Rohmer…) aidées par de nouveaux moyens techniques plus mobiles imposent le goût des tournages en extérieur et une nouvelle esthétique plus proche du réel.
1990 : emploi de la synthèse d’images et du son numérique.
Le cinéma un art à part entière ?
Si l’on se réfère à la définition moderne de l’art : « L’expression, la communication d’idées, d’émotions et de sentiments au moyen de divers mediums », « la quête de la vérité derrière l’apparence », il est clair que le cinéma y répond, la comble même en empruntant à chacun de ses six prédécesseurs : architecture, sculpture, peinture, musique, danse et poésie.
Est-il un art à part entière? Ergotage de spécialistes, d’exégètes tatillons. Certains reprochent au cinéma ses prétentions de touche à tout superficiel. Sans sombrer dans le populisme, le fait que ce mode d’expression touche les populations les plus diverses par des biais sortant souvent de l’académisme des « Beaux Arts » est un argument fallacieux. Comme si l’appréciation de l’Art ne devait être qu’une affaire de spécialistes. Mettant au défit, à part le butor le plus abouti, de n’avoir jamais réprimé une larme, sursauté dans son fauteuil, rit à gorge déployée au cœur d’une salle obscure, il est manifeste que le cinéma touche clairement au domaine des émotions. On garde tous, imprimé au fond de sa mémoire, une musique, un plan, une scène, des dialogues, une histoire qui sont autant de rencontres riches en émotions, découvertes et enrichissements personnels. Le réalisateur est bien un créateur qui cherche à communiquer aux spectateurs des idées, des émotions, des sentiments par le biais de son médium. Faisant appel à nos sens principaux, les combinant, multipliant les modes de communication, le cinéma touche une population plus vaste que ne le ferait chaque art pris isolément.
J’aime le cinoche et je suis toujours étonné que des hommes aient la capacité, l’énergie, la ténacité utiles à constituer une équipe, réunir des moyens techniques et financiers complexes pour venir à bout d’un projet visant la plupart du temps à nous donner à voir et à entendre ce qu’ils aiment haïssent ou défendent ardemment.
Liens vers : HITCHCOCK - RENOIR - VISCONTI - FELLINI - KUBRICK
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Chez ***, si je devais choisir douloureusement un seul de ses films :
Allen : La rose pourpre du Caire
Altman : MASH
Almodovar : Parle avec elle.
Annaud : Le nom de la Rose
Antonioni : Blow Up
Autant Lara : La traversée de Paris
Becker : Touchez pas au grisbi
Beinex : 37.2 le matin
Bergman : Le goût des fraises sauvages
Bertolucci : 1900
Besson : Nikita
Blier : Buffet froid
Boorman : Excalibur
Bresson : Le diable probablement
Brooks : Lord Jim
Bunuel : Viridiana
Burton : Big Fish
Capra : Arsenic et vieilles dentelles
Carné : Les enfants du Paradis
Cassavetes : Gloria
Chabrol : Madame Bovary
Chaplin : Le Kid
Jaque : Fanfan la tulipe
Cimino: Voyage au bout de l'enfer
Clair : A nous la liberté
Clément : Jeux Interdits
Clouzot : Les Diaboliques
Cocteau : Orphée
Comencini : L’incompris
Coppola: Apocalypse now
Coppola Sofia : Lost in Translation
Cukor: Madame porte la culotte
Curtiz : Casablanca
Dassin : La loi
De Palma: Phantom of The Paradise
De Sica : Le Voleur de Bicyclette
Delanoy : Macao l’enfer du jeu
B. Demille : Sous le plus grand chapiteau du monde
Demy : Peau d’âne
Deray : La piscine
Disney : Fantasia
Dmyttryk : Ouragan sur le Caine.
Donen : Chantons sous la pluie
Duvivier: Pépé le Moko
Edwards : Elle
Eisenstein : Le cuirassé Potemkine
Enrico : Les grandes gueules
Fassbinder : Le mariage de Maria Braun
Fellini : Huit et Demi
Feyder : La kermesse héroïque
Fleischer : Tora, Tora, Tora
Ford : Les raisins de la colère.
Forman : Vol au dessus d’un nid de coucou
Frears: My bautiful Laundrette
Gance: Napoleon
Godard : Le mépris
Gondry : Eternel Sunshine of the Spotless Mind
Greenaway : Meurtre dans un jardin anglais
Granier Deferre : Le chat
Griffith : Intolérance
Guitry : Si Paris m’était conté
Hathaway : Les trois lanciers du Bengale
Hawks : Le grand sommeil
Herzog : Aguirre, la colère de Dieu
Hill : L’arnaque
Hitchcock : La mort aux trousses
Huston : Quand la ville dort
Ivory: Les vestiges du jour
Jarmush: Down by law
Kazan : Un tramway nommé désir
Keaton : Le mécano de la Générale.
Kiarostami : Le vent nous emportera
Kieslowski : Le décalogue
Kubrick : Barry Lyndon
Kurosawa : Les sept samouraïs
L’Herbier : Le parfum de la dame en noir
Lang : Metropolis
Lautner : Les tontons flingueurs
Lean : La fille de Ryan.
Lelouch : La bonne année
Leone: Il était une fois dans l’Ouest.
Litvak : La dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil
Losey: Monsieur Klein
Lubitsch: Le ciel peut attendre
Lucas : American graffiti
Lumet : Douze hommes en colère
Lynch: Elephant man
Malle: Milou en Mai
Mankiewicz: Le limier
Mann : La charge des tuniques bleues
Melville : le samouraï
Mikhalkov : Soleil trompeur
Minelli : Comme un torrent
Mizoguchi : Les contes de la lune vague
Moll : Un ami qui vous veut du bien
Monicelli : Le pigeon
Mulligan : Un été 42
Murnau : Nosferatu le vampire.
Nichols : Le lauréat
Ophüls : Le Plaisir
Oury : La grande vadrouille
Pabst : Loulou
Pagnol : La femme du boulanger
Pasolini : Théorème
Peckinpah : Guet-Apens
Penn : Little big man
Pialat : Van Gogh
Polanski: Chinatown
Pollack : Propriété interdite
Preminger: La rivière sans retour
Ray : Délivrance
Reed : le troisième homme
Renoir : La bête humaine.
Resnais : Mon oncle d’amérique
Risi : Le fanfaron
Rivette : La belle noiseuse
Rodriguez : Sin City
Rohmer : Ma nuit chez Maud.
Rosi : Cadavres exquis
Rossellini : Rome ville ouverte
Saura : Cria cuervos
Sautet : Les choses de la vie
Schlessinger: Marathon man
Schloendorf: Le tambour
Scola: Une journée particulière
Scorsese: Taxi driver
Scott : Blade Runner
Sidney : Ziegfield Follies
Spielberg : La liste de Schindler
Sturges: Les sept mercenaires
Tarantino : Pulp Fiction
Tati : Jour de fête
Tavernier : Un Dimanche à la campagne
Téchiné : Rendez-vous
Truffaut : Le dernier métro
Veber : Le jouet
Verneuil : Un singe en hiver
Vidor : Duel au soleil
Visconti : Mort à Venise
Wajda : Les Noces
Walsh : La fille du désert
Weir : L’année de tous les dangers
Welles : Citizen Kane
Wenders : Les ailes du désir
Wilder : Certains l’aiment chaud.
Wise : La canonnière du Yang Tsé
Wong Kar Wai : 2046
Wyler : Ben Huhr
Zinnemann : Le train sifflera trois fois.
Dur dur, non? J'ai du oublier quelques réalisateurs célèbres. N'hésitez pas à me l'indiquer, je complèterai ma liste.